Jeudi 27 janvier 2011
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15:16
C’est l’histoire d’une native d’un bled du Kentucky, qui porte le nom de la ville dans laquelle ses parents l’ont conçue parce qu’ils y étaient
tombés en panne. Son père est parti tout de suite et sa mère l’a élevée du mieux qu’elle a pu avec ses moyens de femme de ménage. Dès que l’occasion se présente, notre héroïne prend la route dans
sa vieille coccinelle et décide d'échanger son nom pour celui de la ville dans laquelle elle tomberait en panne. Mais c’est plus que son nom qui va changer dans cette aventure, en route, elle va
hériter d’une enfant, d’une famille et découvrir que le monde est bien plus vaste que ce que les collines du Kentucky lui permettaient de voir.
Ce livre est ce que j’appellerais un « happy
book », comme savent si bien le faire les anglo-saxons. Les héros sont plutôt des gens très moyens, pas forcément bons ni forcément intelligents, ils sont tout simplement humains et leurs
histoires sont racontées avec un regard tellement tendre qu’elles sont bourrées d’optimisme. Même si cette histoire nous montre ce que l’homme peu faire de pire, elle n’oublie pas de nous montrer
ce qu’il peut faire de mieux et c’est ce qui rend ces personnages quelque peu naïfs terriblement attachants.
Lecture recommandée, c’est bon pour le moral !
Par Laurence
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Publié dans : Romans 2011
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Jeudi 27 janvier 2011
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15:08

Margret Lea vit et travaille dans la boutique de livres anciens de son père ; elle rédige également des essais sur des personnes mortes et
oubliées retrouvées dans des documents anciens et dont elle retrace la biographie. C’est en cette qualité de biographe que Vida Winter, une auteure à succès, fait appel à elle. Vida Winter et célèbre pour ses entretiens et pour les interviews qu’elle a données tout au long de sa carrière. Chaque journaliste voulait aller chercher son
« histoire », car jamais Vida Winter n’a raconté ou écrit quoi que ce soit de vrai. Mais à la fin de sa vie, elle ressent le besoin de tout dire.
Margaret Lea va donc se retrouver embarquée dans une époque révolue pour dissiper le mystère qui enveloppe cette célébrité et il va lui falloir
faire la part des choses entre ce qui est vrai et ce qui tient du conte. Quel est donc ce treizième conte qui n’a jamais été publié ?
Cette histoire de famille et de fantômes a un côté suranné qui l’a fait comparer à Jane Eyre, l’environnement des Moors anglais et d’une grande
demeure victorienne s’y prêtent bien, alors pourquoi pas.
J’ai pris du plaisir à lire ce livre, je n'irais cependant pas jusqu'à dire que j'ai adoré. J'y ai trouvé quelques longueurs. L'intrigue est très
bien fichue, les personnages sont intéressants, mais j'ai l'impression que pour ce qui est de l'histoire, elle est allée un peu trop loin et on a un peu de peine à y croire.
Lecture agréable
Par Laurence
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Publié dans : Romans 2011
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Jeudi 23 décembre 2010
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07:57

1918, en pleine guerre civile finlandaise, nous voici plongés dans l’univers très étrange d’un ancien asile psychiatrique transformé en tribunal militaire, où règne
un juge alcoolique, écrivain, dans le civil, occupé à remplir son devoir de citoyen en même temps que son verre. Ses journées monotones sont bouleversées par l’arrivée d’un soldat et de sa
prisonnière restés coincés sur une île sauvage pendant plusieurs jours avant qu’on ne les trouve. La mission autoproclamée du juge va donc être de savoir ce qu’il s’est passé sur cette île, en
plus du reste.
Ce roman à tiroir alterne les huis clos entre ces trois personnages avec des morceaux de leur histoire, avec des morceaux de l’histoire du lieu. On y croise
également brièvement d’autres protagonistes, comme Konstan, un pensionnaire du lieu avant l’établissement du tribunal, qui passe son temps à ramasser tout ce qu’il trouve par terre et à prendre
des photos des fantômes.
A chaque entrée de chapitre, parabole sur la nature humaine, un petit passage sur la façon dont vivent les loups et la façon dont on les chasses.
A la façon de Leena Lander, ce roman est très bien ficelé, les personnages sont profonds, on avance peu à peu sans se douter de ce qui nous attends au coin de chaque
paragraphe. Elle sait si bien nous emmener dans cette Finlande glaciale à l’atmosphère pesante des années de guerre civile. Pour terminer, il y a le très beau travail de traduction d’Anne Colin
du Terrail, que vous pouvez trouver dans un style totalement différent dans les romans d’Arto Paasilinna.
Lecture recommandée
Par Laurence
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Publié dans : Romans 2010
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Lundi 20 décembre 2010
1
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/2010
22:40
L’histoire se déroule dans le cadre somptueux d’une réserve naturelle pour privilégiés dans les
Adirondacks. S’y rencontrent des personnages que tout semble opposer, à commencer par Vanessa Cole, une enfant gâtée de la haute new yorkaise et ses parents, Jordan Groves, un artiste connu pour
son art et ses idées socialistes, Hubert Saint Germain, un guide local et toute la brochette de personne qui peuvent se trouver entre ces 3 extrêmes. L’histoire se déroule sur un fond historique
de veille de seconde guerre mondiale et de la guerre d’Espagne et on y croise même brièvement Dos Passos et Hemingway.
L’éditeur américain nous dit sur la couverture : partiellement une histoire d’amour et partiellement un thriller, ce qui arrive lorsque deux personnes situées à
deux opposés du spectre se mettent à transgresser les règles établies. Mais bien que l’auteur, les quatrièmes de couverture (anglaise et française) et le décor nous promettent un grand roman,
celui-ci n’arrive pas à décoller. Les personnages sont creux, voire bêtes, leurs histoires n’arrivent pas à intéresser le lecteur, il n’y a ni amour, ni consistance historique on arrive même pas
à être effaré voire choqué par la nature humaine comme on a pu l’être avec « De beaux lendemains ». Si c’est le cadre qui vous attire, lisez plutôt « Pourfendeur de
nuages »
On peut éviter
Par Laurence
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Publié dans : Romans 2010
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Lundi 20 décembre 2010
1
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/2010
22:27
Après 16 ans à Pondichéry, la famille de Pi décide d’émigrer au Canada avec son zoo. Ils prennent donc tous place à bord d’un énorme cargo. Voyage fantastique ou
fantasmagorique (a vous de savoir!) d'un garçon qui se retrouve perdu sur l'océan dans un canot de sauvetage après le naufrage du bateau qui l’emmenait vers une nouvelle vie en Amérique. Sur le
canot, il n'y a que deux survivants, lui et un tigre…
Nous voici embarqués pour 227 jours au milieu de l’océan, mais il y a plus que ça, il y a la vie de Pi avant le naufrage avec tous les questionnements existentiels
d’un adolescent élevé dans une ancienne colonie française avec des parents hauts en couleur et puis il y a l’après.
C’est un livre riche qui peut être lu à différents niveaux ou relu plusieurs fois pour y trouver de nouvelles choses à chaque lecture. C’est drôle, c’est profond et
surtout, c’est accessible.
Lecture recommandée
Par Laurence
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Publié dans : Archives de la Revue
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